PHOSPHOSORB 660 mg, comprimé pelliculé

Calcium (acétate de)

Comprimé

  Présentation Prix * Remb.
flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 200 comprimé(s) 25,93 € 65%
* Tarif hors honoraire.
Notices
Fichier
Aucune notice disponible
Avis de transparence
Fichier
Aucun avis disponible
Études
Fichier
Aucune étude disponible

Résumé des caractéristiques du produit

Phosphosorb 660 mg est utilisé pour le traitement :

D'une concentration de phosphate anormalement élevée dans le sang, chez des patients en insuffisance rénale chronique sous dialyse.

Il appartient au groupe des chélateurs du phosphate et permet de réduire l'apport alimentaire de phosphate.

Phosphosorb 660 mg doit toujours être utilisé sous surveillance médicale stricte (voir rubrique 4.4).

Chez les adultes

La dose initiale recommandée est de deux comprimés (334 mg de calcium) trois fois par jour. La dose doit être progressivement augmentée jusqu'à ce que le taux de phosphore sérique souhaité soit atteint, à condition qu'il n'y ait pas d'hypercalcémie. Pour la plupart des patients, 3 à 4 comprimés sont nécessaires à chaque repas.

Il peut être nécessaire d'augmenter ou de diminuer la dose en fonction de l'apport alimentaire en phosphate ou de son élimination au cours de la dialyse.

Chez les enfants et les adolescents (de moins de 18 ans)

Il n'existe pas de données suffisantes concernant les effets de l'acétate de calcium anhydre en fonction de l'âge en pédiatrie. Par conséquent, Phosphosorb 660 mg ne peut être recommandé chez ces patients.

Chez les personnes âgées

Une posologie normale est recommandée chez les personnes âgées.

Les comprimés ne doivent être pris qu'au moment des repas pour assurer une chélation optimale du phosphate. Les comprimés doivent, de préférence, être avalés entiers. Lorsqu'un patient a des difficultés à avaler le comprimé en raison de sa grosseur, ce dernier peut être coupé, le long de la barre de cassure, en deux moitiés qui seront avalées l'une après l'autre. Dans ce cas, les comprimés doivent être divisés en deux juste avant ingestion pour éviter qu'ils ne développent un goût d'acide acétique.

En cas de dose oubliée, la dose suivante doit être prise au moment normal (ne pas prendre de dose complémentaire pour remplacer la dose manquée).

Hypophosphatémie.

  • Hypercalcémie.
  • Hypersensibilité à l'acétate de calcium anhydre ou à l'un des excipients.
  • Les patients doivent être avertis de ne pas prendre un des médicaments par voie orale mentionnés en section 4.5 durant 1 à 2 h avant et après la prise de Phosphosorb 660 mg (voir rubrique 4.5).

    Le surdosage chronique de préparations à base de calcium pour des patients urémiques peut entraîner la calcification des tissus mous. Le risque d'hypercalcémie est augmenté en cas de traitement simultané à base de vitamine D.

    Des quantités accrues de sels de calcium dans le tractus gastro-intestinal peut donner lieu à la précipitation d'acides gras et biliaires sous forme de sels de calcium. Ceci peut conduire à une constipation.

    L'administration d'adrénaline chez des patients présentant des concentrations de calcium sérique élevées peut provoquer des arythmies cardiaques graves.

    Les concentrations de phosphore et de calcium sériques doivent être contrôlées à intervalles réguliers. Le produit phosphocalcique ne doit pas être supérieur à 5,25 mmol2/l2, car l'incidence de calcification des tissus mous augmente au-dessus de cette valeur. Ce contrôle doit être plus fréquent après le début du traitement, par exemple chaque semaine ou toutes les 2 semaines pendant 3 mois. Par la suite, des contrôles effectués chaque mois sont suffisants, selon l'état médical du patient. Généralement la fréquence des contrôles relève de la décision du médecin traitant et dépend du profil médical du patient. Un produit phosphocalcique restant supérieur à 5,25 mmol2/l2 de manière prolongée doit inciter à un changement de traitement.

    Afin d'éviter une augmentation du calcium sérique au-dessus de la normale, en cas de traitement antérieur par des suppléments calciques, la quantité de calcium administrée avec Phosphosorb 660 mg devra être prise en compte.

    En cas d'hypercalcémie la dose doit être réduite ou le traitement interrompu, selon le degré d'hypercalcémie. Pour la liste des symptômes de l'hypercalcémie voir la rubrique 4.8.

    Les sels de calcium devraient généralement être évités chez des patients présentant des calculs rénaux calciques, ou un antécédent de calcul rénal. Les sels de calcium doivent être administrés avec précaution aux patients présentant des maladies associées à l'hypercalcémie telle que la sarcoïdose et certains cancers.

    Les patients doivent être avertis des symptômes possibles de l'hypercalcémie.

    Chez les patients ayant des difficultés à contrôler leur concentration de phosphore sérique, par exemple en raison d'une hyperphosphatémie sévère (concentration sérique > 2,26 mmol/l), les chélateurs du phosphate à base d'aluminium peuvent être utilisés comme traitement de courte durée (4 semaines).

    L'utilisation de chélateurs de phosphate doit être précédée d'une consultation diététique avec le patient à propos des apports alimentaires en phosphate, et peut dépendre du type de dialyse du patient.

    Ce produit contient du saccharose. Pour cette raison, les patients présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou d'insuffisance en saccharase/isomaltase ne doivent pas utiliser ce médicament.

    Les effets secondaires sont classés par ordre de fréquence comme suit :

    Très fréquent : (> 1/10)

    Fréquent : (> 1/100, < 1/10)

    Peu fréquent : (> 1/1 000, < 1/100)

    Rare : (> 1/10 000, < 1/1 000)

    Très rare : (< 1/10 000), non connue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

    Affections du métabolisme et de la nutrition :

    Fréquentes

  • légère hypercalcémie
  • Une légère hypercalcémie (Ca > 2,6 mmol/l) peut survenir chez environ 1 % des patients. Elle peut être asymptomatique ou s'accompagner de constipation, d'anorexie, de nausées et de vomissements.

    Peu fréquentes

  • hypercalcémie plus sévère
  • Une hypercalcémie plus sévère (Ca > 3,0 mmol/l) peut survenir chez environ 0,1% des patients et peut être associée à des troubles du rythme cardiaque, un état de confusion, de léthargie, de délire, de stupeur et de coma dans des cas très graves. Il est recommandé aux patients de consulter leur médecin traitant s'ils ressentent l'un de ces symptômes.

    Affections gastro-intestinales :

    Fréquentes

  • nausées,
  • vomissements,
  • sensation de satiété,
  • éructation,
  • constipation,
  • diarrhées.
  • <Population pédiatrique>

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

    Les effets d'autres médicaments sur Phosphosorb 660 mg

    Il existe un risque accru d'hypercalcémie en cas d'administration concomitante de diurétiques thiazidiques (bendrofluméthiazide) ou de préparations à base de vitamine D. Si ces médicaments sont prescrits simultanément, un suivi complémentaire, par exemple chaque semaine, du taux de calcium sérique peut s'avérer nécessaire, en plus du suivi aux fréquences préconisées à la rubrique 4.4.

    L'utilisation conjointe d'œstrogènes (estradiol) ou de préparations à base de vitamine A avec des sels de calcium peut augmenter l'absorption de calcium.

    Les effets de Phosphosorb 660 mg sur d'autres médicaments

    Etant donné que la vitesse ou le degré d'absorption d'autres produits administrés par voie orale peut varier lors d'une utilisation concomitante avec Phosphosorb 660 mg, les patients doivent être avertis de ne pas prendre par voie orale les médicaments mentionnés dans cette section durant 1 à 2 h avant et après avoir pris Phosphosorb 660 mg.

    Les sels de calcium peuvent former des complexes avec des citrates, des phosphates, des carbonates/bicarbonates, des oxalates, des tartrates, des phytates ou des sulfates. Tout comme d'autres cations multivalents, les sels de calcium peuvent influencer l'absorption de nombreux principes actifs anioniques en formant des sels peu solubles. Ainsi, l'utilisation conjointe de médicaments contenant du calcium avec des tétracyclines, des biphosphonates, des fluorures, certaines fluoroquinolones (ciprofloxacine, ofloxacine), certaines céphalosporines (cefpodoxime, cefuroxime), du kétoconazole, des préparations à base d'estramustine ou des anticholinergiques peut réduire l'absorption intestinale de ces substances. Par ailleurs, l'absorption intestinale du zinc et du fer peut être réduite.

    Des quantités accrues de sels de calcium dans le tractus gastro-intestinal peuvent réduire l'absorption d'acides urso- et chénodésoxycholiques administrés à des fins thérapeutiques, suite à une précipitation sous forme de sels de calcium par un processus de saponification.

    Le calcium augmente l'effet des glucosides digitaliques (digoxine), qui peut aboutir à une intoxication digitalique incluant un risque d'arythmie cardiaque. Chez les patients sous digitaline Phosphosorb 660 mg doit être administré avec précaution, par exemple, un contrôle de l'ECG est nécessaire.

    Le calcium peut réduire les effets pharmacologiques du vérapamil et probablement d'autres bloqueurs des canaux calciques.

    Pour l'acétate de calcium anhydre, aucune donnée clinique sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte n'est disponible. Aucune étude préclinique au regard des effets délétères du

    Phosphosorb 660 mg sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, l'accouchement et/ou le développement post‑natal n'a été réalisée. Phosphosorb 660 mg ne doit être prescrit qu'avec précaution chez la femme enceinte. Pendant la grossesse, les taux de calcium sérique doivent être rigoureusement contrôlés à intervalles réguliers.

    Il n'existe aucune donnée sur la diffusion de l'acétate de calcium anhydre dans le lait maternel. L'allaitement n'est pas recommandé pour les femmes devant suivre un traitement au Phosphosorb 660 mg.

    Phosphosorb 660 mg n'a aucun effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

    Le surdosage peut conduire à une hypercalcémie. Le surdosage chronique chez des patients urémiques peut conduire à la calcification des tissus mous.

    Traitement d'urgence, antidotes

    En cas d'hypercalcémie (concentration de calcium sérique > 2,5 mmol/l) il faut réduire le calcium du dialysat (à 1,25 mmol/l) et/ou la posologie de Phosphosorb 660 mg. Si la concentration de calcium sérique est supérieure à 2,75 mmol/l, l'administration de Phosphosorb 660 mg doit être temporairement interrompue et, le cas échéant, un chélateur du phosphate dépourvu de calcium doit être administré. Une crise d'hypercalcémie (concentration de calcium sérique > 3,5 mmol/l) exige un traitement avec un dialysat sans calcium.

    Acétate de calcium anhydre.............................................................................................................. 660 mg

    Pour un comprimé pelliculé

    Chaque comprimé pelliculé contient 660 mg d'acétate de calcium anhydre, équivalent à 167 mg de calcium

    Excipients : chaque comprimé pelliculé contient 68.3 mg de saccharose.

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    Comprimé pelliculé.

    Comprimé de couleur blanche à jaunâtre, de forme oblongue avec barre de cassure.

    La barre de cassure n'est là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en deux demi doses égales.

    Classe pharmacothérapeutique : Suppléments minéraux, acétate de Calcium anhydre

    Code ATC : A 12 AA 12

    Phosphosorb 660 mg contient de l'acétate de calcium anhydre et est principalement destiné aux patients en insuffisance rénale chronique. Ces derniers ne peuvent éliminer le phosphate par les reins de manière normale ce qui conduit à une hyperphosphatémie. Lorsque le régime ou l'élimination des phosphates est insuffisant(e), il faut utiliser des chélateurs du phosphate pour réduire l'absorption de phosphate dans le tractus gastro-intestinal. L'acétate de calcium anhydre, pris pendant les repas, forme avec le phosphate contenu dans l'alimentation du phosphate de calcium peu soluble, qui est éliminé dans les selles.

    Absorption

    Bien que ce produit soit destiné à une action locale pour lier le phosphate dans les voies intestinales, la quantité de calcium impliquée dans ce processus est variable et tout calcium libre peut être absorbé dans le tractus gastro-intestinal par transport actif et diffusion passive. Le calcium est activement absorbé au niveau du duodénum et du jéjunum proximal et, dans une moindre mesure, au niveau du segment plus distal de l'intestin grêle. Après l'administration par voie orale d'acétate de calcium anhydre, environ 40 % du calcium est absorbé lorsque le patient est à jeun et environ 30 % lorsqu'il ne l'est pas. L'absorption de calcium diminue chez des patients en insuffisance rénale chronique, dans le cas de certaines maladies et lorsque le calcium se lie au phosphate. Tout calcium lié ne peut être absorbé.

    Distribution

    Les os contiennent 99 % du total de calcium présent dans le corps; le 1 % restant est réparti de manière égale entre les liquides intra et extracellulaires. Sur la totalité de la concentration du calcium sérique, 50% correspondent à la forme ionisée, 5 % à des formes complexées avec des phosphates, des citrates ou avec d'autres anions. Environ 45 % du calcium sérique est lié à des protéines plasmatiques.

    Métabolisme

    L'anion de l'acétate de calcium anhydre (ion acétate) est un métabolite du glucose. Lié au groupe sulfhydrile du coenzyme A, il peut être catabolisé dans le cycle du citrate et aussi dans plusieurs autres voies métaboliques. L'acétate absorbé est rapidement métabolisé en bicarbonate.

    Excrétion

    Dans des conditions physiologiques, environ 90% de l'apport quotidien en calcium est excrété dans les selles et environ 10% du calcium ingéré est éliminé dans les urines. L'élimination du calcium par voie urinaire diminue au cours de l'évolution de l'insuffisance rénale.

    Les études précliniques avec l'acétate de calcium anhydre sont très limitées et ne révèlent aucun risque particulier complémentaire à ceux déjà mentionnés sous d'autres rubriques du Résumé des Caractéristiques du Produit. Des effets n'ont été observés chez l'animal qu'à des expositions considérées comme suffisamment supérieures à l'exposition maximale observée chez l'homme, n'ayant ainsi que peu de signification clinique.

    Noyau :

    Saccharose.

    Gélatine (E441).

    Croscarmellose sodique (E468).

    Stéarate de magnésium (E470b).

    Pelliculage :

    Huile de ricin raffinée.

    Saccharine sodique (E954).

    Hypromellose (E464).

    Sans objet.

    2 ans.

    3 mois après ouverture.

    6.4. Précautions particulières de conservation  

    A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

    100 ou 200 comprimés pelliculés en flacon polyéthylène haute densité (HDPE) et couvercle en polyéthylène basse densité (LDPE).

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    Pas d'exigences particulières.

    Sans objet.

    Sans objet.

    Signaler une anomalie