Non commercialisée

MACUGEN 0,3 mg, solution injectable

Pégaptanib octasodium

Solution

  Présentation Prix * Remb.
Déclaration d'arrêt de commercialisation du (17/10/2014) 1 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml - -
* Tarif hors honoraire.
Notices
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Aucune notice disponible
Avis de transparence
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Études
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Aucune étude disponible

Résumé des caractéristiques du produit

MACUGEN est indiqué dans le traitement de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence
maculaire liée à l'âge (DMLA) chez l'adulte (voir rubrique 5.1).

MACUGEN doit être exclusivement administrée par un ophtalmologue ayant l'expérience des
injection s intravitréenne s.

Posologie
Les antécédents médicaux du patient relatifs aux réactions d'hypersensibilité doivent être
attentivement évalués avant de procéd er à l'administration intravitréenne (voir rubrique 4.4).

MACUGEN 0,3 mg doit être administré toutes les six semaines (9 injections par an) par injection
intravitréenne dans l'oeil atteint.

Après l'injection, des élévations transitoires de la pression intraoculaire ont été observées chez les
patients traités par MACUGEN. Par conséquent, la perfusion de la tête du nerf optique ainsi que la
pression intraoculaire doivent être surveillées. De plus, les risques d'hémorragie vitréenne et
d'endophtalmie doivent être étroitement surveillés chez les patients dans les deux semaines suivant
l'injection. Les patients doivent être informés que tout symptôme évocateur d e ces conditions doit être
signalé sans délai (voir rubrique 4.4).

Lors de la visite à 12 semaines, si un patient ne démontre pas de bénéfice thérapeutique (perte de
moins de 15 lettres d'acuité visuelle) après 2 injections consécutives de MACUGEN, l'arrêt ou le
report du traitement par MACUGEN doit être pris en considération.

Populations spécifiques :
Personnes âgées :
Aucune précaution particulière n'est nécessaire.

Insuffisance hépatique :
MACUGEN n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique.
Cependant, aucune précaution particulière n'est nécessaire pour cette populati on (voir rubrique 5.2).

Insuffisance rénale :
MACUGEN n'a pas été étudié suffisamment chez les patients présentant une insuffisance rénale
sévère, il n'est toutefois pas recommandé d'effectuer un ajustement de la dose chez les patients
présentant une insu ffisance rénale faible ou modérée (voir rubrique 5.2).

Sexe :
Aucune précaution particulière n'est nécessaire.

Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de MACUGEN chez l'enfant de moins de 18 ans n'ont pas été établies.
Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration
Pour usage intravitréen uniquement.

MACUGEN doit être contrôlé visuellement avant l'administration pour vérifier l'absence de particules
et de changement de coloration (voir rubrique 6.6).

La procédure d'injection doit être réalisée en conditions d'asepsie, incluant la désinfection chirurgicale
des mains, le port de gants stériles, l'utilisation d'un champ stérile et d'un spéculum à paupières stérile
(ou équivalent) et la possibilité d'effectuer une paracentèse stérile (si nécessaire). Une anesthésie
appropriée et un antibactérien local à large spectre doivent être administrés avant l'injection.

ATTENTION: la seringue préremplie contient un volume excédentaire de produit. Voir la rubrique 6.6
pour les instructions d'expulsion du volume excédentaire avant l'injection.

Hypersensibilité connue à la substance active ou à l'un des excipients.
Infection oculaire ou périoculaire active ou suspectée.

Co mme attendu lors d'une injection intravitréenne, des élévations transitoires de la pression
intraoculaire peuvent être observées. En conséquence, après l'injection, la perfusion de la tête du nerf
optique doit être surveillée et une élévation de la pressio n intraoculaire traitée de manière appropriée.

Une étude observationnelle post- commercialisation a également rapporté un faible risque
d'augmentation lente et durable de la pression intraoculaire (voir rubrique 4.8).

Après les injections du pegaptanib, d es hémorragies intravitréennes peuvent survenir immédiatement
(le jour de l'injection) ou de façon retardée (voir rubrique 4.2).

Les procédures d'injection intravitréenne sont associées à un risque d'endophtalmie ; dans les études
cliniques portant sur MA CUGEN, l'incidence d'endophtalmie était de 0,1% par injection ( voir
rubrique 4.2).

Après commercialisation, des cas de réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, dont oedème de
Quincke, ont été observés plusieurs heures après l'administration intravitréenne de pegaptanib. Dans
ces cas, il n'a pas été établi de lien direct ni avec MACUGEN, ni avec l'un des divers traitements
administrés dans le cadre de la procédure de préparation à l'injection, ou avec tout autre facteur.

Note: l'injection de la totalité du volume de la seringue préremplie pourrait être à l'origine
d'événements indésirables graves. Par conséquent, le volume excédentaire doit être expulsé avant
l'injection. (voir rubriques 4.8 et 6.6)

MACUGEN a été administré à 892 patients pendant un an lors d'études contrôlées (nombre total
d'injections : 7 545, nombre moyen d'injections/patient : 8,5), à des doses de 0,3 mg, 1,0 mg et
3,0 mg. Un profil de tolérance similaire a été observé avec les trois doses. Sur les 295 patients qui ont
été traités pendant un an avec la dose recommandée de 0,3 mg (nombre total d'injections : 2 478,
nombre moy en d'injections/patient : 8,4), 84 % des patients ont présenté un événement indésirable
jugé par les investigateurs comme étant lié à la procédure d'injection, 3 % des patients ont présenté un
événement indésirable grave potentiellement lié à la procédure d'injection et 1 % ont présenté un
événement indésirable qui a entraîné l'arrêt du traitement étudié et qui était potentiellement lié à la
procédure d'injection. Vingt-sept pour cent (27 %) des patients ont présenté un effet indésirable .
Deux patients (0,7%) ont présenté des effets indésirables graves, un de ces patients a présenté un
anévrisme aortique ; l'autre a présenté un décollement de rétine et une hémorragie rétinienne ayant
conduit à l'arrêt du traitement.

Trois cent soixante quatorze (374) patients ont reçu un traitement continu par MACUGEN sur une
période allant jusqu'à deux ans (128 patients à 0,3 mg, 126 patients à 1 mg et 120 patients à 3 mg).
Les données de tolérance globales étaient concordantes avec les données de tolérance à un an et aucun
nouveau signal n'est apparu. Parmi les 128 patients qui avaient été traités jusqu'à deux ans avec la
dose recommandée de 0,3 mg (nombre total d'injections la deuxième année : 913, nombre moyen
d'injections la deuxième année : 6,9), il n'a pas été observ é d'augmentation significative de la
fréquence des événements indésirables comparativement à la fréquence observée pendant la première
année.

Les effet s indésirables oculaires graves rapportés chez les patients traités par MACUGEN
comprennent des endophta lmies (12 cas, 1%), des hémorragies rétiniennes (3 cas, <1%), des
hémorragies vitréennes (2 cas, <1%) et des décollements de rétine (4 cas, <1%).

Les données de tolérance décrites ci -dessous résument tous les effets indésirables liés à la procédure et
au médicament chez les 295 patients du groupe traité à 0,3 mg. Les effets indésirables sont listés par
classe de système d'organe et par fréquenc e (très fréquent (? 1/10), fréquent (? 1 /100 et < 1/10) et peu
fréquent (? 1/1000 et < 1/100), fréquence indéterm inée (ne peut être estimée d'après les données
disponibles)).

Les données obtenues après la commercialisation sont inclues en italique.

Classe de système d'organe Effets indésirables
Affections du système immunitaire
Fréquence indeterminée Reaction anaphylactique*

Affections psychiatriques
Peu fréquent cauchemar, dépression

Affections du système nerveux
Fréquent céphalées

Affections oculaires
Très fréquent inflammation de la chambre antérieure, douleur oculaire,
augmentation de la pression intraoculaire, kératite ponctuée,
corps flottants et opacité du corps vitré
Fréquent sensations anormales dans l'oeil, cataracte, hémorragie
conjonctivale, hyperhémie conjonctivale, oedème
conjonctival, conjonctivite, dystrophie de la cornée, attein te
de l'épithélium cornéen, affection de l'épithélium cornéen,
-"dème cornéen, sécheresse oculaire, endophtalmie,
écoulement oculaire, inflammation oculaire, irritation
oculaire, prurit oculaire, rougeur oculaire, gonflement de
l'oeil, oedème de la paupière, sécrétion lacrymale accrue,
dégénérescence maculaire, mydriase, gêne oculaire,
hypertension oculaire, hématome périorbital, photophobie,
photopsie, hémorragie rétinienne, vision floue, baisse
d'acuité visuelle, trouble visuel, décollement du corps vitré
et affection du corps vitré
Peu fréquent asthénopie, blépharite, conjonctivite allergique, dépôts
cornéens, hémorragie oculaire, prurit des paupières, kératite,
hémorragie du corps vitré, altération des réflexes pupillaires,
abrasion de la cornée, exsudats rétiniens, ptose de la
paupière, cicatrice rétinienne, chalazion, érosion cornéenne,
baisse de la pression intraoculaire, réaction au site
d'injection, vésicules au site d'injection, décollement de la
rétine, affection de la cornée, occlusion de l'artère
ré tinienne, déchirure rétinienne, ectropion, trouble du
mouvement oculaire, irritation de la paupière, hyphéma,
affection de la pupille, affection de l'iris, ictère oculaire,
uvéite antérieure, dépôt oculaire, iritis, excavation du nerf
optique, déformation pupillaire, occlusion de la veine
rétinienne et prolapsus du corps vitré

Affections de l'oreille et du
labyrinthe

Peu fréquent surdité, aggravation de la maladie de Ménière, vertiges

Affections cardiaques
Peu fréquent palpitations

Affections vasculaires
Peu fréquent hypertension, anévrisme aortique

Affections respiratoires, thoraciques
et médiastinales

Fréquent rhinorrhée
Peu fréquent rhinopharyngite

Affections gastro-intestinales
Peu fréquent vomissement, dyspepsie

Affections de la peau et du tissu
sous-cutané

Peu frequent dermatite de contact, eczéma, modification de la couleur des
cheveux, rash, prurit, sueurs nocturnes
Fréquence indeterminée Angio-oedème*

Affections musculo-squelettiques et
systémiques

Peu fréquent dorsalgie

Troubles généraux et anomalies au
site d'administration

Peu fréquent fatigue, frissons, sensibilité douloureuse, douleur thoracique,
syndrome grippal

Investigations
Peu fréquent élévation de l'activité des gamma-glutamyl transférases

Lésions, intoxications et
complications liées aux procédures

Peu fréquent abrasion

*Après commercialisation :
Cas de réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, dont oedème de Quincke, ont été rapportés
plusieurs heures après l'administr ation intravitréenne de pegaptanib ainsi que divers médicaments
administrés dans le cadre de la procédure de préparation à l'injection (voir rubriques 4.2 et 4.4).

D es cas graves d'augmentation importante de la pression intraoculaire ont été rapportés lorsque le
volume excédentaire dans la seringue préremplie n'a pas été expulsé avant l'injection .

De faibles augmentations durables de la pression intraoculaire (PIO) ont également été rapportées
après administration intravitréenne répétée dans une étude ob servationnelle post-commercialisation.
Les risques d'augmentation de la PIO ont été augmentés par un facteur de 1,128 pour chaque injection
supplémentaire (p = 0, 0003). Aucune différence statistique n'a été observée sur l'incidence de
l'augmentation de la PIO chez les patients ayant des antécédents d'augmentation de la PIO ou de
glaucome comparés aux patients n'en ayant pas.

Il n'a pas été réalisé d'études d'interactions médicamenteuses avec MACUGEN. Le pegaptanib est
métabolisé par les nucléases et par conséquent, des interactions médicamenteuses via le
cytochrome P450 sont peu probables.
Les deux premi ères études cliniques, menées sur des patients ayant reçu MACUGEN seul et en
association à la thérapie photodynamique (PDT), n'ont pas mis en évidence de différence dans la
pharmacocinétique plasmatique du pegaptanib.

Grossesse
Le pegaptanib n'a pas été étudié chez les femmes enceintes. Les études chez l'animal sont
insuffisantes, mais ont montré une toxicité de la reproduction à des taux d'exposition systémique
élevés (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu. L'exposition systémique
au pegaptanib, attendue après une administration oculaire, est très faible. Néanmoins, MACUGEN ne
doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel pour la mère justifie le risque potentiel
pour le foetus.

Allaitement
L'excrétion de MACUGEN dans le lait maternel n'a pas été établie. L'administration de MACUGEN
est déconseillée pendant l'allaitement.

La vue des patients peut être temporairement floue après l'injection intravitréenne de MACUGEN. Ces
effets liés à l'injection intravitréenne peuvent avoir une influence mineure sur l 'aptitude à conduire et
à utiliser des machines.
Dans ce cas, les patients ne doivent pas conduire ni utiliser de machines
jusqu'à ce que la vision redevienne normale.

Aucun surdosage avec MACUGEN n'a été décrit dans les essais cliniques et est considéré comme peu
probable car il se produirait avec des injections multiples. Il n'existe donc aucune donnée sur les
symptômes aigus, signes ou séquelles associés avec un surdosage.

MACUGEN 0,3 mg solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Une seringue pré-remplie unidose délivre 1,65 mg de pegaptanib sodium, correspondant à 0,3 mg de
l'oligonucléotide sous forme acide libre, dans un volume nominal de 90 microlitres.

Pour tous les excipients, voir rubrique 6.1.

Solution injectable (injection) .
La solution est limpide et incolore.

Classe pharmacothérapeutique : Produits ophtalmiques. Agents des troubles vasculaires oculaires,
code ATC: S01LA03.

Mécanisme d'action
Le pegaptanib est un oligonucléotide modifié pégylé qui se lie avec une haute spécificité et affinité au
facteur de croissance vasculaire endothélial extracell ulaire (VEGF
165) en inhibant son activité. Le
VEGF est une protéine secrétée qui induit une angiogenèse, une perméabilité vasculaire et une
inflammation, tous ces facteurs étant considérés comme contribuant à la progression de la forme
néovasculaire (humid e) de la DMLA.

Propriétés pharmacodynamiques
Le VEGF165 est l'isoforme du VEGF impliquée préférentiellement dans la néovascularisation oculaire
pathologique. Chez l'animal, l'inhibition sélective par le pegaptanib s'est révélée aussi efficace pour
supprimer la néovascularisation pathologique que l'inhibition totale du VEGF, mais le pegaptanib a
épargné le système vasculaire normal, contrairement à l'inhibition totale du VEGF.

Des réductions de l'augmentation de la taille totale moyenne de la lésion, de la taille de la
néovascularisation choroïdienne (NVC) et de la taille de la diffusion de la fluorescéine ont été
observées chez les patients atteints de DMLA traités avec MACUGEN.

Efficacité clinique et sécurité
Le pegaptanib a été étudié dans deux études identiques (EOP1003, EOP1004) randomisées, en double
aveugle, contrôlées, menées sur des patients atteints de DMLA néovasculaire. Un total de 1 190
patients d'un âge médian de 77 ans ont été traités (892 par MACUGEN, 298 par injection simulée
(contrôle)). Au sein de tous les groupes de patients traités, les patients ont reçu en moyenne 8,4 à
8,6 injections sur un total de 9 injections possibles lors de la première année.

Les patients ont été randomisés pour recevoir soit une injection intravitréenne simul ée soit une
injection intravitréenne de pegaptanib 0,3 mg, 1 mg ou 3 mg, toutes les 6 semaines pendant
48 semaines. Le traitement photodynamique par la vertéporfine (PDT) a été administré à la libre
appréciation des investigateurs chez les patients présentant des lésions à prédominance visible.

Les deux essais ont inclus des patients présentant tous les sous- types de lésions néovasculaires de la
DMLA (25 % à prédominance visible, 39 % occulte sans néovaisseaux visibles et 36 % à peine
visible), la taille des lésions allant jusqu'à des surfaces de disque de 12 pour lesquelles jusqu'à 50%
pouvaient être compliquées d'une hémorragie sous- rétinienne et/ou jusqu'à 25% de cicatrice
fibrotique ou de lésion atrophique. Les patients ont pu avoir une PDT préalable. L'acuité visuelle
initiale de l'oeil étudié était comprise entre 20/40 et 20/320.

Après un an, le pegaptanib 0,3 mg a montré un bénéfice thérapeutique statistiquement significatif pour
le critère d'efficacité principal, la proportion de patients perdant moins de 15 lettres d'acuité visuelle
(analyse groupée prédéfinie, pegaptanib 0,3 mg 70 % versus injection simulée 55 %, p=0,0001 ;
EOP1003 pegaptanib 0,3 mg 73 % versus injection simulée 59 %, p=0,0105 ; EOP1004 pegaptanib
0,3 mg 67% versus injection simul ée 52 %, p=0,0031).

Variation moyenne de l'acuité visuelle au cours du temps ; Année 1 ; en ITT (intention de traiter)
(LOCF oe dernière observation reportée)

N : nombre de patients inclus

Le pegaptanib 0,3 mg a montré un bénéfice thérapeutique quel que soit le sous- type de lésion, la taille
des lésions, l'acuité visuelle, mais aussi quel que soit l'âge, le sexe, la pigmentation de l'iris au début
de l'essai, et qu'il y ait eu une utilisation de la PDT avant l'essai et/ou au début de l'essai.

À la fin de la première année (semaine 54), 1 053 patients ont été randomisés à nouveau, soit pour
continuer, soit pour arrêter le traitement jusqu'à la semaine 102.

En moyenne, le bénéfice du traitement s'est maintenu à la semaine 102 avec une préservation
persistante de l'acuité visuelle chez les patients re-randomisés pour la poursuite du traitement par le
pegaptanib. Les patients re-randomisés pour l'arrêt du traitement par le pe gaptanib après 1 an ont
présenté une perte d'acuité visuelle lors de la deuxième année.

Semaines
Variation moyenne de l'AV

à partir de le semaine 0 (en lettres) Année 1

Résumé des variations moyennes de l'acuité visuelle à partir de la valeur initiale jusqu'aux semaines 6,
12, 54 et 102 (LOCF oe dernière observation reportée)
EOP1003 EOP1004
0,3-0,3 0,3-arrêt
Injection
simulée -
injection
simulée/injec
tion simulée
+ arrêt
0,3-0,3 0,3-arrêt
Injection
simulée -
injection
simulée/inje
ction
simulée +
arrêt
N 67 66 54 66 66 53
Variation
moyenne de
l'AV
Semaine 6
-1,9 -0,0 -4,4 -1,9 -2,0 -3,4
Variation
moyenne de
l'AV
Semaine 12

-4,3

-2,0

-4,8

-2,8

-2,2

-4,7
Variation
moyenne de
l'AV
Semaine 54

-9,6

-4,3

-11,7

-8,0

-7,6

-15,6
Variation
moyenne de
l'AV
Semaine 102
-10,8 -9,7

-13,1 -8,0
-12,7

-21,1

Sur la période des deux ans, les données montrent que le traitement par MACUGEN doit être initié
aussi précocement que possible. En cas de maladie avancée, l'initiation et la poursuite du traitement
par MACUGEN doivent prendre en compte les risques pour une vision ut ile à l'oeil.

L'administration de MACUGEN simultanément dans les deux yeux n'a pas été étudiée.

La tolérance et l'efficacité de MACUGEN au-delà de deux ans n'ont pas été démontrées.

L'Agence européenne du médicament a accordé une dérogation à l'obligation de soumettre les
résultats d'études réalisées avec MACUGEN dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique
dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant
l'usage pédiatrique).

Absorption :
Chez l'animal, après une administration intravitréenne, le pegaptanib est lentement absorbé dans la
circulation systémique à partir de l'oeil. Le taux d'absorption à partir de l'oeil constitue le facteur
limitant de la disponib ilité du pegaptanib chez l'animal, et probablement chez l'homme. Chez
l'homme, la demi- vie plasmatique apparente moyenne ± écart type du pegaptanib après une dose
monoculaire de 3 mg (soit 10 fois la dose recommandée) est de 10 ± 4 jours.

Chez l'homme, après une dose monoculaire de 3 mg, une concentration plasmatique maximale
moyenne d'environ 80 ng/ml est observée dans les 1 à 4 jours. L'aire moyenne sous la courbe
concentration plasmatique / temps (ASC) est d'environ 25 µ g.h/ml à cette dose. Le pegaptanib ne
s'accumule pas dans le plasma lorsqu'il est administré par injection intravitréenne toutes les
6 semaines. Aux doses inférieures à 0,5 mg/oeil, les concentrations plasmatiques du pegaptanib ne
devraient pas être supérieures à 10 ng/ml.

La biodisponibilité absolue du pegaptanib après une administration intravitréenne n'a pas été évaluée
chez l'homme, mais elle est d'environ 70 à 100 % chez le lapin, le chien et le singe.

Chez les animaux ayant reçu dans les deux yeux des doses du pegaptanib allant jusq u'à 0,5 mg/oeil, les
concentrations plasmatiques étaient 0,03 % à 0,15 % de celles observées dans l'humeur vitrée.

Distribution / Biotransformation / Excrétion :
Chez la souris, le rat, le lapin, le chien et le singe, le pegaptanib est distribué principalement dans le
volume plasmatique et il est peu distribué dans les tissus périphériques après une administration
intraveineuse. Chez le lapin et vingt -quatre heures après une administration intravitréenne dans les
deux yeux d'une dose radiomarquée de pegapta nib, la radioactivité était essentiellement distribuée
dans l'humeur vitrée, la rétine et l'humeur aqueuse. Après des administrations intravitréennes et
intraveineuses de pegaptanib radiomarqué à des lapins, les concentrations de radioactivité les plus
élevées (à l'exception de l'oeil ayant reçu la dose par voie intravitréenne) ont été observées dans le
rein. Chez le lapin, le composant nucléotidique 2'- fluorouridine est détecté dans le plasma et l'urine
après l'administration intraveineuse ou intravitréenne d'une dose unique de pegaptanib radiomarqué.
Le pegaptanib est métabolisé par des endo et des exonucléases. Chez le lapin, le pegaptanib est
éliminé principalement dans l'urine sous forme de substance mère et de métabolites.

Populations spécifiques :
La pharmacocinétique du pegaptanib est identique chez les patients de sexe masculin ou féminin, et
dans la tranche d'âge de 50 à 90 ans.

Le pegaptanib sodium n'a pas été étudié suffisamment chez les patients présentant une clairance de la
créatinine inférieu re à 20 ml/min. Une diminution de la clairance de la créatinine en -dessous de
20 ml/min peut être associée à une augmentation jusqu'à 2,3 fois de l'ASC du pegaptanib. Aucune
précaution particulière n'est nécessaire pour les patients présentant une clairance de la créatinine
supérieure à 20 ml/min traités avec la dose recommandée de 0,3 mg de pegaptanib sodium.

La pharmacocinétique du pegaptanib n'a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance
hépatique. L'exposition systémique chez ce type de patients est supposée rester dans des limites bien
tolérées, puisqu'une dose 10 fois plus élevée (3 mg/oeil) a été bien tolérée.

Les données non- cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de
toxicité en administration répétée et de génotoxicité n'ont pas révélé de risque particulier pour
l'homme. Il n'existe pas d'études sur le potentiel carcinogène du pegaptanib.

Le pegaptanib n'a pas entraîné de toxicité maternelle ni démontré d e tératogénicité ou de mortalité
foetale chez la souris lors de l'administration intraveineuse de doses allant de 1 à 40 mg/kg/jour. Une
diminution du poids corporel (5 %) et un retard minimal d'ossification des phalanges des pattes de
devant ont été observ és uniquement à des taux d'exposition basés sur une ASC de plus de 300 fois
supérieure à celle attendue chez l'homme. Ces résultats sont donc considérés comme ayant une
pertinence clinique limitée. Dans le groupe 40 mg/kg/jour, les concentrations du pegaptanib dans le
liquide amniotique représentaient 0,05 % des taux plasmatiques maternels. Il n'y a pas d'études de
toxicité de la reproduction chez le lapin.
Aucune donnée n'est disponible pour évaluer l'accouplement des mâles ou des femelles ou les indices
de fertilité.

Chlorure de sodium
Phosphate monosodique monohydraté
Phosphate disodique heptahydraté
Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)
Acide chlorhydrique (pour ajustement du pH)
Eau pour pr éparations injectables

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres
médicaments.

3 ans
Précautions particulières de conservation

À conserver au réf rigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler.

MACUGEN est présenté en conditionnement unidose.

Chaque conditionnement est constitué d' un étui dans une boîte, contenant une seringue pré- remplie de
1 ml , en verre de type 1, fermé e par le bouchon du piston en élastomère et la tige préfixée du piston,
maintenue par un clip de fixation en plastique . La seringue est munie d'un adaptateur luer lock en
polycarbonate et l'embout est fermé par un capuchon en élastomère.
L' aiguille n'est pas fournie dans le conditionnement .

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