ESTRACYT 140 mg, gélule

Estramustine (phosphate disodique d') monohydraté

Gélule

  Présentation Prix * Remb.
1 flacon(s) en verre brun de 100 gélule(s) 214,86 € 100%
1 flacon(s) en verre brun de 40 gélule(s) 87,94 € 100%
* Tarif hors honoraire.
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Résumé des caractéristiques du produit

Ce médicament est un cytostatique: il empêche la croissance de certaines cellules.

Il est préconisé notamment dans certaines maladies de la prostate.

Posologie initiale : 2 gélules 2 fois par jour,

Posologie ultérieure : en cas d'efficacité insuffisante, augmenter la dose quotidienne à 5 ou 6 gélules (sans dépasser 15 mg/kg) en deux ou trois prises.

Les gélules doivent être prises au moins 1 heure avant ou 2 heures après les repas. Elles doivent être avalées entières avec un verre d'eau.

Ce médicament est contre-indiqué en cas de :

  • Thrombo-phlébites actives ou maladies thrombo-emboliques, sauf dans les cas où la masse tumorale est à l'origine de ces thromboses et si le médecin pense que les avantages de la thérapeutique dépassent ses inconvénients.
  • Affection cardiovasculaire grave: ischémie, thromboembolie ou complications liées à une rétention liquidienne.
  • Hypersensibilité connue à l'un des constituants d'Estracyt, à l'estradiol ou aux moutardes azotées.
  • Affection hépatique grave.
  • Association avec le vaccin contre la fièvre jaune, (voir rubrique 4.5).
  • Nécessité de surveillance de l'hémogramme et des tests hépatiques dans le cadre d'un bilan régulier.
  • Chez les malades ayant des antécédents thrombo-emboliques, l'association à un traitement anti-coagulant est souhaitable. Des précautions doivent être prises lors de l'utilisation d'estramustine chez des malades ayant des antécédents thrombo-emboliques, en particulier en cas d'administration concomitante avec un traitement à base d'estrogènes, ainsi que chez les patients souffrant de troubles coronariens ou vasculo-cérébraux.
  • Il est connu que l'estradiol et les moutardes azotées sont mutagènes, par conséquent les malades de sexe masculin et leurs partenaires féminines doivent utiliser des moyens contraceptifs efficaces durant tout le traitement par ESTRACYT et jusqu'à 3 mois après la fin du traitement.
  • La tolérance au glucose peut être diminuée au cours du traitement par Estracyt, le traitement des diabétiques devra être adapté en conséquence.
  • L'utilisation concomitante d'estrogènes devra être évitée en raison d'une potentialisation des effets secondaires.
  • Le traitement par estramustine peut conduire à une hypertension artérielle, la tension artérielle doit donc être régulièrement surveillée.
  • L'exacerbation d'un œdème périphérique préexistant ou débutant, ou d'une insuffisance cardiaque congestive a été observée chez des patients recevant un traitement par estramustine.
  • Les patients atteints d'un cancer de la prostate et de métastases osseuses ostéoblastiques présentent un risque d'hypocalcémie, leur calcémie doit donc être particulièrement surveillée.
  • Ce médicament est généralement déconseillé en association avec les vaccins vivants atténués, la phénytoïne (et par extrapolation fosphénytoïne) et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.5).

  • Affections gastro-intestinales : nausées, vomissements surtout en début de traitement. L'adjonction d'un anti-acide ou d'un anti-émétique permettent d'en réduire la fréquence. Diarrhées.
  • Affections endocriniennes : Impuissance, gynécomastie.
  • Affections cardio-vasculaires : Accidents thrombo-emboliques. Rétention liquidienne, insuffisance cardiaque congestive, cardiopathie ischémique, infarctus du myocarde, hypertension artérielle.
  • Affections hépatobiliaires : Altération de la fonction hépatique.
  • Affections du système immunitaire : Réactions d'hypersensibilité, incluant des éruptions cutanées, des œdèmes faciaux, des œdèmes angioneurotiques et des œdèmes de Quincke.
  • Angio-œdème (œdème de Quincke, œdème du larynx) survenant le plus souvent en association à un traitement par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. En cas d'angio-œdème, le traitement par estramustine doit être immédiatement interrompu.
  • Affections hématologiques et du système lymphatique : Anémies, leucopénies, thrombocytopénie, rarement.
  • En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.

    Interactions communes aux cytotoxiques

    Associations contre-indiquées : (voir rubrique 4.3)

    + Vaccin antiamarile : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

    Associations déconseillées :

    + Vaccins vivants atténués (sauf antiamarile)

    Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

    Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.

    Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).

    + Phénytoïne (et, par extrapolation fosphénytoïne)

    Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

    Associations à prendre en compte :

    + Immunosuppresseurs

    Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

    Interactions spécifiques à l'estramustine

    Associations déconseillées :

    + Inhibiteurs de l'enzyme de conversion

    Risque de majoration des effets indésirables à type d'œdème angio-neurotique (angio-œdème).

    Associations nécessitant des précautions d'emploi :

    + Sels de calcium

    Diminution de l'absorption digestive de l'estramustine.

    Prendre les sels de calcium à distance de l'estramustine (plus de deux heures, si possible)

    + Acide clodronique

    Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques d'estramustine par le clodronate.

    Une surveillance clinique doit être réalisée au cours de l'association.

    Estracyt n'est pas indiqué chez la femme.

    Il est connu que l'estradiol et les moutardes azotées sont mutagènes, par conséquent les malades de sexe masculin et leurs partenaires féminines doivent utiliser des moyens contraceptifs efficaces durant tout le traitement par Estracyt et jusqu'à 3 mois après la fin du traitement (voir rubrique 4.4).

    Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

    Dans l'état actuel des connaissances, il n'existe pas de surdosage aigu connu.

    Phosphate disodique monohydraté d'estramustine .......................................................................... 156,70 mg

    Quantité correspondant à estramustine phosphate .......................................................................... 140,00 mg

    Pour une gélule.

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    Gélule.

    Code ATC : L01XX11.

    (L : antinéoplasiques et immunomodulateurs)

    Antinéoplasique permettant un traitement mixte associant une chimiothérapie et une hormonothérapie.

    Les études ont été menées par administration de phosphate d'estramustine doublement marqué (3H sur l'estradiol et 14C sur le carbamate) per os et par voie veineuse.

    Le taux d'absorption digestive après prise orale est de l'ordre de 70 %. Le phosphate d'estramustine est déphosphorylé en estramustine dans le tube digestif.

    Les pics plasmatiques de radioactivité (du 3H et du 14C) sont enregistrés 2 heures après la prise orale. Le taux de radioactivité maximale est retrouvé au niveau du foie, puis de la prostate et des métastases de la tumeur prostatique. Les concentrations plasmatiques de radioactivité après administration veineuse s'inscrivent ensuite sur une courbe multiexponentielle dont la dernière phase a une demi-vie de 20 heures.

    Les taux de radioactivité urinaire du 3H et du 14C cumulés jusqu'à la 192ème heure sont respectivement de 36 % et 23 % de la dose administrée; dans les fécès ils sont à la 168ème heure de 21 % et de 14 %.

    L'estramustine agit sous forme inchangée ou par l'intermédiaire de ses métabolites estromustine, estrone, estradiol.

    L'estramustine est éliminée principalement par les fécès.

    Sans objet.

    Talc, laurilsulfate de sodium, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

    Enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane.

    Encre pour impression : Opacode S-1-277002 noire (gomme laque, oxyde de fer noir, propylène glycol, hydroxyde d'ammonium) ou Tek print SW-9008 noire (gomme laque, propylène glycol, solution d'ammoniaque concentrée, hydroxyde de potassium, oxyde de fer noir).

    En présence de sels de calcium, de magnesium ou d'aluminium, l'estramustine précipite sous forme de phosphates.

    5 ans

    6.4. Précautions particulières de conservation  

    Pas de précautions particulières de conservation.

    40 ou 100 gélules en flacon (verre brun).

    Avant la prise orale d'Estracyt, s'assurer que les gélules sont intactes.

    Les gélules doivent être avalées entières avec un peu d'eau. En aucun cas, elles ne doivent être ouvertes, sucées, mâchées, ni même mordues.

    Sans objet.

    Sans objet.

    Signaler une anomalie